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CONFLITS DE LA MINE DE BISUNZU : LA GÉNÉRATION POSITIVE-RDC EN APPELLE À LA VOLONTÉ POLITIQUE DU GOUVERNEUR POUR UNE ISSUE
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CONFLITS DE LA MINE DE BISUNZU : LA GÉNÉRATION POSITIVE-RDC EN APPELLE À LA VOLONTÉ POLITIQUE DU GOUVERNEUR POUR UNE ISSUE

Par Frédéric Feruzi

Les conflits réguliers de la mine de Bisunzu se sont maintenus par l’influence des alliances politiques qu’ont les responsables des sociétés minières avec les autorités congolaises, à en croire les creuseurs artisanaux qui dénoncent, dans l’anonymat, leurs conditions de travail à la génération positive-RDC.

Le mouvement citoyen ‘Génération positive-RDC’ a porté devant la presse ce vendredi à Goma le mémorandum qu’il a adressé au gouverneur du Nord-Kivu, au nom des creuseurs artisanaux employés par les sociétés minières ‘Coopérama et SMB’.

Tout en gardant l’anonymat, les creuseurs relèvent de graves violations de droits de l’homme qui rythment leur vie dans la mine de Bisunzu, à Rubaya, dans le territoire de Masisi. Les creuseurs auraient dit à la génération positive que les conditions hygiéniques ne sont pas réunies dans les puits et que la prévention sanitaire ne leur est pas garantie. En plus, Ils n’ont pas de bottines, de salopettes, de casques, de masques, de gants et d’autres matériels nécessaires, ce qui les expose à des maladies et d’autres dangers. Les creuseurs doivent aussi payer des taxes illégales et sont obligés de vendre à l’une et non l’autre entreprise.

Les creuseurs s’inquiètent de même du non-respect du code minier congolais et du climat d’insécurité entretenu à Rubaya par les rivalités de la Coopérama et la SMB. Avec l’implication du gouvernement congolais, les deux sociétés sont, selon les creuseurs, en mariage contre-nature dont les conséquences fâcheuses se répercutent principalement aux creuseurs, fait savoir le mémorandum adressé par la génération positive au gouverneur.

Recommandations de la génération positive pour résoudre le conflit

D’abord, le mouvement citoyen s’interroge sur la responsabilité des autorités congolaises et leur volonté de résoudre les problèmes que rencontre la population de Rubaya et d’améliorer les conditions de travail de creuseurs.

Pour la génération positive, il est urgent de trouver une solution car les allégations de creuseurs semblent à ses yeux sensibles, profondes et dangereuses.

La génération positive-RDC estime que le conflit de la mine de Bisunzu doit être résolu de manière impartiale et offre d’ailleurs une occasion en or aux autorités de prouver à la face du monde, aux creuseurs et aux habitants de Rubaya qu’elles sont réellement des hommes d’État qui respectent leurs propres décisions, en trouvant une solution définitive au litige qui n’a fait que trop durer.

Tout animée de la crainte de voir les minerais du Nord-Kivu réapparaitre sur la liste des minerais du sang, si une issue n’est pas trouvée au conflit, la génération positive propose entre autres la délocalisation de la Coopérama de la mine de Bisunzu ou de la SMB selon le protocole d’accord signé par les deux entreprises minières, en juin 2018.

Le mouvement citoyen recommande aussi d’instruire la SMB d’annuler ou de ne pas faire payer aux creuseurs de taxes illégales tel que cela aurait été constaté chez Coopérama. Les entreprises doivent aussi laisser le choix libre aux creuseurs de vendre leurs produits au plus offrant de ces deux entreprises.

Enfin, mis à part la demande d’une enquête pour vérifier l’implication dans la mine de Bisunzu d’un député national qui tenterait régulièrement des fraudes minières, la génération positive-RDC souhaite que le ministre provincial des mines définissent des stratégies plus efficaces pour lutter contre la fraude minière afin que plus jamais le Rwanda ne soit plus proclamé premier pays producteur du coltan mais plutôt la RDC qui produit ce métal.

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