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Tuesday, September 2020
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Leila Zerrougui dresse un bilan en demi-teinte du mandat de la Monusco en 2018
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Leila Zerrougui dresse un bilan en demi-teinte du mandat de la Monusco en 2018

Par Alain ALAME

Au cours de la conférence hebdomadaire des Nations Unies, ce mercedi 30 janvier 2019, la Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies en RDC a regretté de n’avoir pas répondu à beaucoup d’obligations de la résolution 2409 malgré beaucoup d’autres réalisations effectives faites par elle et ses équipes

Sans pour autant dévoiler les failles de la Monusco dans son mandat en cours, Leila est passé diplomatiquement à la confession en soulevant le contexte général délicat de la RDC en 2018.

‘’Il y a beaucoup de chose que j’aurai aimé pouvoir faire ; que mes équipes auraient souhaité faire et qu’elles n’ont pas pu. ’’avance-t-elle.

Leila, estime que les équipes de la Monusco n’ont pas accomplis certaines de leurs missions en application de son mandat, soit parce qu’elles n’ont pas été présentes à temps (pour intervenir en cas d’urgence en faveur des populations civiles, pense-t-on), soit parce qu’elles n’avaient pas d’espace ou soit par manque de moyens.

‘’J’aurai aimé que ce qui s’est passé à Yumbi ne soit pas passé, qu’on soit là-bas ; on a cette responsabilité mais on était pas présent. J’aurai aimé que les élections se tiennent à Beni ; qu’on aurai convaincu tout le monde et qu’on aurai peut-être éradiqué l’Ébola avant l’arrivée de la date. J’aurai aimé voir le processus de paix aller plus vite dans l’éradication des groupes armés et dans la réconciliation.’’

Encore que l’ancien président Joseph Kabila, par sa politique discrétionnaire cousue de fil blanc en 2018, n’a pas permis à la communauté internationale de mettre son nez dans le processus électoral en RDC. La Monusco se serait donc trouvée dans un inconfort sans nom. L’attitude des autorités congolaises sortantes aurait décontenancé la mission onusienne dans l’application de son mandat, notamment en matière de l’appui au processus politique et électoral.

La résolution 2409 prévoit que la Monusco assure – pour les plus importantes tâches – son apport technique et politique dans la mise en œuvre de l’accord de saint sylvestre, le soutien technique et logistique au processus électoral, l’appui à la sécurisation des élections ; missions qui n’ont pas été efficacement faites. Les autorités congolaises d’alors avaient, par leurs actes, refusé tout appui logistique de la mission onusienne en matières électorales.

Le mérite difficilement acquis

La faute n’étant pas à attribuer à la Monusco, Leila se réjouit quant à elle d’avoir, grâce à l’ONU, été appelée à prendre des décision parfois difficiles et douloureuses afin de construire des ponts entre les congolais et entre les partenaires du processus politique en RDC. Elle évoque notamment l’adoucissement des relations entre la CENI et la CENCO au fil du processus électoral.

En dépit de la situation politique fragile et confuse qui a prévalu au pays durant les trois trimestres  de l’exécution de la résolution 2409, la Monusco a fournis beaucoup d’efforts au cours de son mandat.

Elle a été visible dans la protection des civiles, dans la neutralisation des groupes armés en appui aux FARDC notamment face aux ADF-NALU et aux FDLR dans le Nord-Kivu et dans la protection des droits de l’homme au travers de plusieurs activités et monitoring sur les violations de droits de l’homme en marge de la répression des manifestants. L’avènement d’une nouvelle classe dirigeante au sommet de la RDC peut espérer fournir encore plus d’oxygène à la Monusco.

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