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Friday, July 2020
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RDC : Alternance piégée ou monotonie du pouvoir au sommet de l’Etat
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RDC : Alternance piégée ou monotonie du pouvoir au sommet de l’Etat

L’éditorial de Alain Alame

Au fil de temps, l’homme congolais sort peu à peu du coma électoral causé par le soif inassouvi d’une alternance politique au sommet de l’Etat. Cet homme mené tel un naufragé repêché des eaux après un coup violent de son navire sur un iceberg, ne saurai expliquer les circonstances mitigées qui l’aurai fait parvenir sur le rivage.

Le Congolais sait depuis le 24 janvier 2019 son nouveau président : Felix-Antoine Tshisekedi. Il ne sait cependant pas contenir cette vérité légale et têtue. Il est soit satisfait des résultats des urnes pourvue que la paix soit garantie ou il récuse son élection sans autre forme de procès.

Des idées simples remontent de cette confusion nationale et font croire que ce dernier règnera en héritier de son prédécesseur Joseph Kabila dont la gouvernance était à tort ou à raison décriée jusqu’à la minute où il a passé le bâton de commandement.

Le Congolais espérait le changement qui passerait par un Chef d’Etat élu au travers d’un processus transparent et libre. S’il est vrai que personne ne peut légalement dégager l’irrégularité de ce processus électoral financé jusqu’ à ce jour par le gouvernement congolais au nom de la souveraineté nationale, certaines têtes soutiennent la thèse d’une nomination à la tête de l’Etat.

Des anciens compagnons de l’opposition du nouveau Président émergent déjà en opposant actuel de son régime. Martin Fayulu qui selon les résultats des élections rendues par la cour constitutionnelle a pris la deuxième position se prévaut être le président élu. Des appels à la résistance font de lui l’homme qui réveille la conscience d’un peuple sous le coup de l’hypnose.  

Dans l’entre-temps, le Président investi semble forcer les pédales. Il a plusieurs problèmes à résoudre pour surprendre les Congolais qui ne croient pas en sa capacité rebouteuse de redonner espoir. Déjà, lors de la cérémonie de son investiture, Felix Antoine Tshisekedi ne témoigne que de la présence d’un seul Chef d’Etat, le Kenyan Uhuru Kenyatta. Cette présence diplomatique peu exprimée parait être la conséquence de la retenue de l’Union Africaine et de celle de l’Union Européenne face à la vérité des urnes Congolaises.

Ici, le Président est indirectement appelé à solliciter la chaleur de ses homologues malgré la position stratégique de la RDC dans le monde. Felix hérite la Présidence et porte sur sa tête les multiples défis cinquantenaires qui n’ont pas été désamorcés depuis l’accession du pays à son indépendance.

La minorité des élus de sa plateforme électorale au Parlement national et provinciaux ne lui permettra guerre de mener à bien ses prévisions de changement. Au regard de la virulence du système politique congolais, le nouveau président aura le choix entre le pouvoir sans la gouvernance ou la collaboration avec les faucons Kabilistes avec tout le risque de perpétuer le régime sortant.

Dans un pays de tous les silences, le peuple a tout le bénéfice de patienter et espérer son salut.

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